Le blog des Maçons Parisiens

Les rues de Paris et leurs mystères : le 1er arrondissement

Eglise,beffroi et mairie du premier arrondissement.

Rue de l’Arbre sec, rue du Jour, rue des Prouvaires… Les rues du 1er arrondissement de Paris sont des témoins muets de la vie de nos ancêtres. Certains bâtiments peuvent se montrer très loquaces quant aux activités, parfois insolites, de leurs propriétaires ou des architectes qui chargés de leur construction.

Rue de l’Arbre sec

Le nom de la rue de l’Arbre sec, vieille rue du 13è siècle est énigmatique. Il se pourrait qu’elle fasse référence à une potence qui y fut longtemps dressée. Certains historiens avancent une théorie moins lugubre : « arbre sec » serait la déformation d’ « arbre sel ». Au n°4, se tenait l’Hôtel des Mousquetaires. D’Artagnan y aurait habité un temps.

Rue des Bons enfants

Cette petite rue, située près du Palais Royal, abrita, au n°13, le poète Gérard de Nerval (1808-1855). A cette époque, il n’était pas rare de le voir se promener, dans les galeries du Palais Royal, un homard en laisse à ses côtés. Ses détracteurs y virent les symptômes d’une démence précoce ; ses amis, une facétie de plus.

Rue Hérold

Au n°17, Charlotte Corday descendit à l’hôtel « La Providence » le 11 juillet 1793 lorsqu’elle vint à Paris avec l’intention d’assassiner Marat, ce qu’elle fit.

Rue du Jour

Au n°31, y habita la baronne Oliva (de son vrai nom Nicole Leguay) en 1784. Parfait sosie de la reine Marie-Antoinette, elle dupa le cardinal de Rohan, amoureux de la souveraine. Cela fit scandale à l’époque lorsque la supercherie fut découverte.

Rue des Prouvaires

Sous Louis XIV, on trouva dans cette rue 4 000 pièces d’or qui avaient dû être enfouies lors des massacres de la Saint-Barthélémy, qui eurent lieu dans la nuit du 24 au 25 août 1572.

Rue St-Honoré

A l’angle de la rue St-Roch et de la rue St-Honoré se trouvait en 1610 le cabaret des Trois Pigeons où dormit Ravaillac la veille du jour où il assassina Henri IV. Cette rue fut également habitée par Vauban en 1691, la cantatrice Sophie Arnould en 1770 et par Mademoiselle Guimard, danseuse à l’opéra.

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