Le blog des Maçons Parisiens

Les Jeux Olympiques de Paris en 2024

Alors que l’on doit attendre le sommet de Lima en septembre 2017 pour savoir quelle ville accueillera en 2024 les Jeux Olympiques, on observe une situation exceptionnelle. En effet, seules deux villes sont encore en lice aujourd’hui : Paris et Los-Angeles. Il semblerait que Paris soit la mieux placée.

Après les abandons successifs de Boston, Rome, Hambourg et Budapest, le Comité International Olympique (CIO) n’a pas vraiment l’embarras du choix. Face à ce manque de candidats, une décision relativement rare a été prise : laisser les deux derniers candidats décider entre eux de celui qui organisera la session de 2024. Ironie du sort : la dernière fois que ce « double choix » a été posé était en 1921, pour l’organisation des jeux de 1924 … que Paris a finalement remporté face à Amsterdam.

Autre particularité : le CIO ne rejettera aucune des deux candidatures. La ville qui cèdera sa place en 2024 se verra en effet attribuer l’organisation des Jeux de 2028. Une décision dont l’actuel président du Comité se félicite puisqu’il considère qu’elle conforte une stabilité dans l’organisation pour la décennie à venir.

Un challenge environnemental et de construction

Plusieurs conceptions se font face lorsque  l’on cherche à évaluer l’impact des Jeux Olympiques. D’une part, les investissements considérables qu’une sélection induit peuvent effrayer puisqu’on a déjà observé que la construction des infrastructures et la tenue de tels évènements n’entrainent pas forcément d’améliorations directes pour les populations ou pour l’économie des pays.

D’autre part, ces mêmes investissements peuvent représenter une formidable opportunité d’améliorer les méthodes existantes de construction, de préservation de l’environnement, et de conception d’infrastructures. Cette idée, soulevée par Isabelle Autissier lors d’une interview au journal « Le Monde », à savoir que la tenue d’un tel évènement peut être un « accélérateur de changement » est empreinte d’un optimisme pragmatique à l’heure où nos modes de production et de consommation changent rapidement.

De tels chantiers, même si certains ne se sont pas avérés immédiatement rentables,  impactent durablement l’économie d’un pays, à l’instar de la tenue des Jeux Olympiques de Barcelone, en 1992, qui ont amené la ville à se doter d’infrastructures lui permettant de faire un grand bond dans la modernité même si le coût financier était très élevé. De la même façon à Lisbonne : l’ensemble du site des Jeux a été heureusement transformé en pépinières d’entreprises, musées.

En matière de construction, réjouissons-nous de voir Paris et l’Île-de-France accueillir ces Jeux Olympiques qui seront l’occasion de doper le secteur du bâtiment.

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