Le blog des Maçons Parisiens

La Conciergerie

La Conciergerie, Paris, France

La Conciergerie, située sur l’île de la Cité, est le principal vestige (avec la Sainte-Chapelle) du Palais de la Cité, résidence et siège du pouvoir des rois de France du Xe au XIVe siècle. Devenue par la suite une prison célèbre et redoutée, la Conciergerie est aujourd’hui un lieu ouvert à la visite avec des expositions régulières.

Qu’est-ce que la Conciergerie ?

C’est sous le règne de Charles V que la garde du Palais revient à un concierge. La Conciergerie correspond alors à la « loge » dudit concierge, au logis du roi et à la prison placée sous la juridiction du même concierge.

A la fin du XIVe siècle, des travaux transformèrent l’espace afin d’augmenter la capacité carcérale : des geôles sont aménagées dans la Salle des Gardes et les principaux cachots placés le long de la berge nord. Dès lors, la Conciergerie devient une annexe du Châtelet et accueille les prisonniers du Parlement.

L’antichambre de la guillotine

En 1793, le Tribunal révolutionnaire, installé à proximité des bâtiments de la Conciergerie, y rassemble tous les prisonniers des prisons de Paris et de quelques villes de province.

Après être passé devant le Tribunal révolutionnaire, les condamnés à mort sont immédiatement transférés dans l’arrière-greffe, pour les hommes, dans de petites cellules du couloir central pour les femmes. Puis, ils rejoignent le bourreau dans la « salle de la toilette » pour y être tondus et attachés. Les gendarmes les escortent ensuite jusqu’à la cour du Mai, donnant sur la rue de la Barillerie (actuel boulevard du Palais). Après quoi, des charrettes emmènent les détenus vers la guillotine.

Le nombre de détenus cesse d’augmenter à la chute de Robespierre, condamné à mort le 28 juillet 1794.

Entretemps, la Terreur a vu 2780 détenus guillotinés à Paris. Parmi eux, à la Conciergerie, il y eut quelques prisonniers célèbres comme la Reine Marie-Antoinette (dont on peut visiter une reconstitution de la geôle), Charlotte Corday, Georges Jacques Danton, les Carmélites de Compiègne, Antoine Lavoisier, Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes ou Philippe d’Orléans.

 

Retour au calme…

La prison de la Conciergerie, redevenu le palais de justice de Paris, est réorganisée au début du XIXe siècle par l’architecte Beaumont puis par Antoine-Marie Peyre. Louis XVIII fait édifier une chapelle expiatoire à l’emplacement du cachot de Marie-Antoinette.

Les espaces judiciaire et carcéral furent séparés avec l’entrée de la prison sur le quai de l’Horloge, tandis que, parallèlement, les bâtiments médiévaux de la Conciergerie sont restaurés.

Un incendie criminel en mai 1871 oblige les architectes Duc et Daumet à reprendre des travaux jusqu’en 1914 (quatre ans après les inondations dues à la crue de la Seine en 1910…).

La Conciergerie perd définitivement sa fonction de prison en 1934 et n’a connu depuis que des réaménagements intérieurs.

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