Le blog des Maçons Parisiens

La Grande Arche de La Défense, un rêve devenu possible

C’est en 1982, sous la présidence de François Mitterrand, que l’EPAD lance un vaste concours d’architecture destiné à choisir un projet de monument ayant pour but de marquer l’axe historique parisien.

C’est finalement le concept d’un architecte danois, Johann Otto Von Spreckelsen, peu connu à l’époque, qui est retenu. Son projet, aussi magistral qu’audacieux, comporte toutes les composantes que les décideurs du projet souhaitent, à savoir une praticité intégrée à une structure complexe, imaginée comme un défi technique.

Des caractéristiques vertigineuses

Un cube gigantesque, évidé en son milieu d’environ 110 m de côté : voilà à quoi ressemble le projet de la Grande Arche. La forme est semblable à celle d’un tesseract, un cube représenté dans la quatrième dimension.

30.000 tonnes, tel est le poids du toit de l’Arche. L’ensemble du bâtiment s’appuie sur une infrastructure solide, composée d’une douzaine de piliers s’enfonçant à près de 30 mètres dans le sol. Le poids total de la structure dépasse les 300.000 tonnes, et est composée de matériaux nobles mais lourds tels que le marbre, le verre, le béton armé et le béton précontraint, un béton trois fois plus dense que les autres.

Un chantier incroyable

La construction de ce monument dure près de quatre ans et est l’une des plus difficiles de l’époque sur le plan technique. Précédés par les quelques 3.500 plans de structures réalisés au préalable et les centaines d’heures de calcul des ingénieurs, les douze piliers de béton sont si massifs qu’ils supportent chacun plus de quatre fois le poids de la Tour Eiffel.

Le « toit » de l’Arche constitue également un défi remarquable. Plusieurs milliers de tonnes sont suspendues dans le vide à une centaine de mètres de hauteur. Quatre énormes poutres de béton précontraint sont donc utilisées, pesant chacune plus de 2.500 tonnes.

Si l’on ajoute à ces contraintes des délais relativement courts, ainsi qu’une précision requise très importante, on comprend que ce chantier, mené de main de maître dans un espace exigu, constitue une véritable prouesse technique de l’architecture contemporaine.

Photo : Christian Heindel

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