Le blog des Maçons Parisiens

La Place de la Nation

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Celle qui est devenue la « place de la Nation » à l’occasion de la première fête nationale en 1880, était d’abord un grand champs habillé de vignes et de cultures maraîchères, délimité par le mur des Fermiers généraux et le village de Pique-Puce (Picpus).

La place de l’Art

L’espace prit d’abord le nom de « place du Trône » car un trône y avait été installé à l’occasion de l’entrée solennelle de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche dans Paris de retour de leur mariage à Saint-Jean-de-Luz en juillet 1660.

Neuf ans plus tard, Colbert organise un concours pour y ériger un arc de triomphe. Le projet gagnant de Claude Perrault est notamment constitué d’une statue du roi à cheval à cinquante mètres de haut. Les travaux démarrent mais cesseront rapidement et l’ensemble sera démoli au début du XVIIIème siècle.

En 1787, apparaissent les deux colonnes de Ledoux, installées pour figurer la barrière d’octroi et l’entrée du cours de Vincennes.
Les statues de Philippe Auguste et Saint Louis seront ajoutées à leur sommet en 1845.

Rebaptisée « place du Trône-Renversé » à la Révolution, elle sert de scène à la guillotine à partir de juin 1794. En un peu plus d’un mois, 1306 condamnés politiques y perdront la tête.

Sous le règne de Napoléon III, il est décider d’y édifier le monument de Victor Baltard dédié aux armées victorieuses de Crimée, d’Italie, de Chine, de Cochinchine et d’Algérie.

En décembre 1862 s’élève une maquette de 30 mètres de haut d’un arc de triomphe avec une seule ouverture, des colonnes surmontées de statues figurant les troupes armées et un quadrige entouré de quatre Renommées sur l’attique.

Il est prévu d’ajouter un portique circulaire autour de la place et une fontaine en son centre. L’architecte Hector Horeau souhaite ajouter une porte triomphale sur la place du Trône et multiplier les colonnes de Ledoux.

Finalement, le Triomphe de la République, au centre de la place, est un groupe en bronze du sculpteur Jules Dalou. Inauguré en plâtre en 1889 pour le centenaire de la Révolution française, la version définitive fut achevée en 1899 en bronze. On y voit la République, sur un char tiré par deux lions, et des figures allégoriques comme le Génie de la Liberté, le Travail, la Justice et l’Abondance. Jusqu’en 1941 se trouvait également d’immenses alligators en bronze au centre d’un bassin. Ils furent détruits comme d’autres, sur ordre du gouvernement de Vichy, pour fournir du métal à l’Allemagne.

La statue centrale encore visible est tournée vers la place de la Bastille. L‘axe républicain aujourd’hui si souvent suivi par les manifestants…

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